cinéma

Coco

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En ce jour de fête des morts au Mexique, Miguel ne rêve que de musique ce dont sa famille de cordonniers ne veut pas du tout entendre parler depuis qu'un aïeul a laissé toute la famille pour partir la guitare en bandoulière oubliant les siens. Bien décidé à marcher dans les pas de son idole le grand musicien Ernesto de la Cruz, Miguel brave les interdits familiaux... et finit par se retrouver au pays des morts où il lui faut trouver un moyen de rejoindre le monde des vivants. Il en apprendra également beaucoup sur l'histoire de sa famille et de ses ancêtres...

Fable moderne, colorée, généreuse et bien sentie, Coco résiste à la tentation du grand spectacle un peu creux pour revenir à une narration plus classique et des personnages plus ordinaires. Unkrich et Molina mêle l'ambiance chatoyante de la fête des morts mexicaine à un récit très universel sur l'importance de la transmission, du souvenir et de la famille. Un peu longuet dans son final, le parcours ne Miguel n'élude pas une part plus sombre sans résister cependant à un vrai-faux suspense sentimental propre aux productions du genre ces dernières années. Ce que parachève surtout Coco, derrière un récit plus finement troussé qu'à l'ordinaire et prenant habilement le contrepied d'une surenchère d'action et d'effets numériques c'est le rapprochement ultime entre le Pixar et Disney. On y retrouve le meilleur du savoir-faire de la maison à la souris (une capacité rare de savoir tisser des récits universels et transgénérationnels) comme le pire (une tendance à la chansonnette permanente et un brin de niaiserie sentimentale parfois forcé). La générosité du film et son message effacent toutefois largement ses travers... sans pouvoir le détacher du reste des productions maisons qui tendent nettement à s'uniformiser.

 

Publié le 01/12/2017

Fable efficace menée à cent à l'heure avec message généreux de rigueur, bons sentiments et happy end, Coco est un film désarmant par la simplicité du message qu'il porte mais finalement peu original dans la manière qu'il a de le faire.

 

Film américain de Lee Unkrich et Adrian Molina

 

Avec Andrea Santamaria, Ary Abittan, François-Xavier Demaison

 

Durée : 1h45.