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cinéma

Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part

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A l'occasion des 70 ans de leur mère, ses quatre enfants se retrouvent dans la maison familiale. De l'aîné jusqu'à la petite dernière chacun se débat avec ses difficultés et ses envies. Un premier enfant sur le tard, le retrour d'un amour oublié, le choix d'une carrière radicale, la difficulté à séduire se téléescopent dans un portrait de famille doux-amer.

Dans les cartons depuis sa lecture du recueil de nouvelles d'Anna Gavalda, le projet de film d'Arnaud Viard a mis du temps à se construire. Combinant des récits autonomes en une tentative de fresque familiale, le long métrage se révèle inégal à la fois dans le traitement de ses individualités et dans la pertinence de leur parcours, ne parvenant pas à traiter avec la même profondeur chaque parcours. Si Alice Taglioni et Jean-Paul Rouve (la première en quadra bousculée mais plus olaiore et le scond en grand-frère qui finit par fendre l'armure) s'en sortent mieux, c'est aussi parce que leur partition est plus riche et que le film laisse plus de place aux parcours de leur personnages. Assumant son glissement vers le mélo, le film d'Arnaud Viard, en cherchant à toute force à combiner les destins, étouffe les possibilités de son quatuor pour ne garder que des bribes de parcours qui auraient gagné à être amplifiées. En se contentant de bricoler avec les récits de Gavalda, le film tourne un peu court, oubliant la moitié de ses personnages en route pour rester dans un sentimentalisme de bon aloi d'autant moins palpitant qu'il n'est pas mis en scène avec beaucoup d'inspiration.

Publié le 22/01/2020 Auteur : Guillaume B.

Généreux mais maladroit, le film d'Arnaud Viard se contente de bricoler une trame collective aux récits d'Anna Gavalda. Déséquilibré, manquant de rythme et d'enjeux, le film hormis quelques scènes plus réussies, glisse davantage vers le téléfilm consensuel que la chronique contrastée.

 

Film français d'Arnaud Viard avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni, Benjamin Lavernhe, Elsa Zylberstein, Camille Rowe, Aurore Clément. Durée : 1h29.